La Gaspésie, une terre d’accueil pour les artistes du monde entier

La Gaspésie, une terre d’accueil pour les artistes du monde entier

Cet automne, trois femmes photographes sont accueillies en résidence en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Grâce à des partenariats établis avec la France, l’Italie et le Japon, les Rencontres de la photographie en Gaspésie ont le plaisir de recevoir en septembre les artistes Victorine Alisse (France), Luana Rigolli (Italie) et Ayumi Hayashi (Japon).

Chacune d’entre elles réalisera un projet original sur le territoire. Le fruit de leurs recherches sera présenté lors des prochaines éditions estivales du festival.

Victorine Alisse — France

Site de Victorine Alisse

Mots de l’artiste : Dans le cadre de la résidence en partenariat avec Diaphane et les Rencontres de la photographie en Gaspésie, je réalise une série photographique sur le lien à la terre. J’ai décidé de suivre la rivière Cascapédia car, ici, ce sont les rivières qui ont longtemps permis au peuple mii’gmaq de se nourrir et de se déplacer avant l’arrivée des colons européens. Je souhaite photographier ce que les cartes ne montrent pas, ce qui se cache au détour de la forêt ou dans le sifflement des herbes. Lors des premiers jours de résidence, j’ai pu camper près du lac Cascapédia au milieu des écureuils et des chants des huards. Pour la suite, je prévois de me rendre dans la baie des Chaleurs, là où se jette la Cascapédia et où les hommes cultivent la terre.

© Victorine Alisse, Gaspésie 2026

Biographie : Petite-fille d’agriculteur, Victorine Alisse développe un travail documentaire au long cours sur la disparition du monde rural, avec un premier volet réalisé en France et un second au Moyen-Orient. Membre du collectif Hors Format, elle collabore avec la presse française et internationale, notamment Libération, Le Monde et Der Spiegel. Elle est également membre du collectif Women Photographers.

©Teresa Suárez, Portrait de Victorine Alisse

Partenaires : Diaphane, pôle photographique en Hauts-de-France, le Consulat général de France à Québec, l’Institut français + Région Hauts-de-France.

Luana Rigolli — Italie

Site de Luana Rigolli

Mots de l’artiste : J’ai lu que les îles de la Madeleine ont été le théâtre de nombreux naufrages au cours de l’histoire, en raison de leurs fonds marins dangereux. Au fil des siècles, les insulaires ont utilisé les matériaux récupérés de ces épaves pour construire leurs maisons et leurs bâtiments. Il est également probable qu’ils conservent des objets provenant de ces épaves. Un autre élément qui stimule ma réflexion est la formation géologique de ces îles : nées près de l’équateur, elles ont « navigué » pendant des millions d’années vers le golfe du Saint-Laurent. J’aimerais entreprendre un projet photographique basé sur l’idée d’un « double naufrage » : d’une part, la dérive géologique de l’archipel, et d’autre part, la mémoire humaine des centaines de bateaux qui se sont échoués sur ses rivages. Je souhaite ainsi créer un « catalogue » photographique témoignant de ces naufrages.

Biographie :  Née à Plaisance, en Italie, en 1983, Luana Rigolli vit aujourd’hui à Rome. Elle aime photographier des histoires, en privilégiant la recherche historique ainsi que l’interaction entre l’être humain et le paysage. En 2017, elle a étudié le photojournalisme à la Fondazione Studio Marangoni, à Florence, au sein du collectif Terraproject. Elle aime les îles, particulièrement les îles volcaniques.

© Luana Rigolli, Autoportrait de l’artiste

Partenaires : l’Institut culturel italien de Montréal, AdMare, centre d’artistes en art actuel.

Ayumi Hayashi — Japon

Profil Instagram d’Ayumi Hayashi

Mots de l’artiste :  Je voyage actuellement en Gaspésie ; je photographie la nature, la vie quotidienne et les strates temporelles qui marquent le paysage. Ici, l’échelle de la nature diffère grandement de celle du Japon. Elle m’émeut profondément et me donne parfois le sentiment d’être toute petite — une sensation que je trouve rafraîchissante. Je suis frappée par la façon dont les gens vivent au cœur d’une nature aussi vaste et magnifique.

Au cours de mon périple, j’ai visité plusieurs phares, qui constituent un élément important de l’histoire de la région. Les grandes lentilles, conçues pour projeter la lumière loin au large, étaient d’une beauté particulière. Je suis également attirée par les zones humides, là où les rivières rejoignent la mer.

© Ayumi Hayashi, Percé, 2026

Biographie :  Ayumi Hayashi est une photographe japonaise dont le travail explore les liens entre la terre, la mémoire et le cycle de la vie. Vivant dans un village rural entouré de nature et de ruines anciennes, elle photographie les paysages de son quotidien dans le cadre de son projet Domyaku — « Les veines de la Terre ». Cette série a été présentée à l’été 2026 à Marsoui, dans le cadre de la 17ᵉ édition des Rencontres de la photographie en Gaspésie.

© Kenji Nakazawa, Portrait d’Ayumi Hayashi

Partenaires : FOTOZOFIO, Japan Foundation.

Partenaires

Nous remercions chaleureusement nos partenaires qui permettent de faire vivre ces résidences croisées et de soutenir la venue d’artistes engagées dans la création contemporaine :

  • Diaphane, pôle photographique en Hauts-de-France
  • le Consulat général de France à Québec
  • l’Institut français + Région Hauts-de-France
  • l’Institut culturel italien de Montréal
  • AdMare, centre d’artistes en art actuel
  • FOTOZOFIO
  • la Japan Foundation.

Image du Haut : © Victorine Alisse, Gaspésie 2026