Empreintes… dix ans de Rencontres

Exceptionnellement cette année, les Rencontres en tournée sont remplacées par les Rencontres sur le Web, qui proposent des vidéos, des entrevues et des photographies d’archives en ligne du 21 août au 21 septembre 2020.

En attendant la publication de l’ouvrage Empreintes… dix ans de Rencontres, prévu à l’automne 2020, nous vous proposons un retour sur trois expositions marquantes diffusées aux Rencontres et mettant de l’avant des Gaspésiens et Gaspésiennes.

Chandler, les portraits en papier

Dan Bergeron (Toronto, Ontario)

Lors d’une résidence d’artiste réalisée à Chandler (Gaspésie) en juin 2011, Dan Bergeron a réalisé une série de portraits publics ayant comme sujet les anciens travailleurs de de la défunte usine de papier Gaspésia. Lors de la 2e édition des Rencontres, avant le démantèlement de la papeterie, ses photos ont été diffusées en très grand format sur des bâtiments désaffectés l’usine. Ce projet visait à redonner aux ex-travailleurs de la Gaspésia le sentiment de fierté.

Artiste en arts visuels, Dan Bergeron crée des œuvres photographiques exposées dans les espaces publics. Son travail, souvent à grande échelle ou de taille imposante, est constitué de portraits figuratifs découpés et collés à l’architecture de la ville.

Gaspésiennes

Jean-François Bérubé (Montréal, Québec), et Sophie Jean (Rimouski, Québec)

Le photographe Jean-François Bérubé, réputé dans l’art du portrait, et la photographe émergente Sophie Jean ont parcouru durant plus de 14 jours le vaste territoire gaspésien en 2011 pour photographier des femmes dans leur environnement et dans un petit studio mobile improvisé.

Souhaitant rendre hommage à celles qui ont contribué au développement du territoire, les Rencontres ont présenté le résultat de leur projet à Carleton-sur-Mer en 2011 (2e édition) puis à Cap-Chat en 2012 (3e édition). Leur impressionnante mosaïque, intitulée Gaspésiennes, montrait 30 femmes engagées, 30 femmes de cœur de la péninsule.

Journal de la Stone (1965-2015), New Richmond

Guillaume D. Cyr (Québec, Québec)

Gaspésien d’origine, Guillaume D. Cyr a réalisé une série de photographies de 2005 à 2015 sur le thème de l’usine de carton Smurfit-Stone de New Richmond, qui a fermé ses portes en 2005. Il s’agissait d’un « Travail de mémoire. Hommage à la matière première. L’humain. » Ce travail a fait l’objet de l’exposition Journal de la Stone (1965-2015), New Richmond, constituée d’une installation photographique de 40 portraits d’employés et de journaux papier présentant un triptyque de séries de photos.

Lors de la 7e édition des Rencontres, en 2016, cette installation a pris place au Carrefour Baie-des-Chaleurs de New Richmond. La partie 1 du triptyque, tirée de la série Gaspésie Human Less II coréalisée avec Yana Ouellet, présentait 14 photographies couleur réalisées en 2011 sur les terrains de la Smurfit-Stone. La partie 2, Portrait de la Stone, montrait 50 portraits d’employés photographiés avec un appareil de type 4 x 5 et de négatif papier à l’occasion des 50 ans de l’usine lors des retrouvailles à l’été 2015. La partie 3, Vestiges de la Stone, était constituée de 10 images présentant les traces des restes de l’usine dans le paysage de New Richmond, de 2005 à 2015.

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